« Sandrine et Gabriel se connaissent depuis vingt-cinq ans. Pour éviter l'usure irréparable de leur couple, ils imaginent ensemble un jeu. Ils se donneront rendez-vous dans la rame du RER de 17 h 43, nom de code ZEUS, à Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture.
19 secondes, 18 secondes, 17 secondes : Pierre Charras déroule son intrigue au fil d'un impitoyable compte à rebours. Dix-neuf secondes suffiront pour que le train quitte le tunnel, émerge dans les lumières du quai, stationne et reprenne sa course. Dix-neuf secondes au terme desquelles l'on bascule sans préavis d'une banale affaire de rupture à une tragédie brutale, irréversible... »
C'était d'une, le livre que j'avais préféré, et de deux mon premier « écrit » qui fut présenté à la remise des récompenses, pour rendre hommage à l'auteur, qui n'était pas là. [Oui j'étais un peu déçue !]
Le roman n'a pas reçu la première place, j'étais un peu indignée qu'il soit refoulée parmi les dernières, septième je crois, sur dix ou onze. Dommage.
Bref, voici ce que j'ai exposé devant un amphithéâtre rempli, ayant joué le rôle de Gabriel.
Tic Tac d'un métronome puis une grand bruit (explosion, déraillement du train).
1 pierre tombale, Gabriel lit sa lettre.
Projection d'une photo de Sandrine.
Sandrine, elle était belle, si belle... Oui tu mérites bien ta place, mon ange, là haut !
Sandrine, c'était ma Sophie Marceau, belle et élancée, charmante, délicieuse et séductrice, curieuse et passionnée, adorable et sympathique.
Ma Sandrine, elle avait les yeux bleus. Ces yeux qui en disent long lorsqu'ils croisent votre regard : pétillants de santé et de bonne humeur, curieux et sereins. Ses lèvres réservées aux miennes, pleines de tendresse, son sourire... large et généreux... un sourire qu'on ne peut oublier... qui se colle à vos lèvres et vous transmet ce bonheur que détenait ma compagne.
Tu sais, j'entends ton pas, le son de ta voix. Tant de souvenirs qui me hantent, notre complicité passée, de tout ce que l'on a fait ensemble et que rien ne peut effacer. On s'aimait et la vie nous a séparé, alors qu'on se donnait un nouveau départ.
Sandrine, ma Sandrine, j'adorais ton regard tu sais, c'est ce qui ma fait comprendre que tu étais la femme de ma vie, ton toi à jamais gravé en moi, ce regard qui m'a chamboulé, qui me déstabilisait quand tu t'amusais à me fixer, cette étincelle au fond de tes yeux... éteinte à jamais, tu me manques.
Sandrine, que de gens se sont retournés à ton passage , j'étais fou de jalousie mais tellement fier. Tu méritais toutes les attentions et ceci malgré moi.
Avec moi, pourtant c'était différent ! Que c'était bon de se sentir aimé par une telle femme. Tu avais besoin de moi, de mes bras, de mon attention. J'étais le seul privilégié de tes doutes, de tes crises de confiance. Et le savoir était ma plus grande fierté.
Par ces mots je te rends mon dernier hommage, de ma propre voix, car je pars te rejoindre. J'ai perdu ce que j'avais de plus cher au monde, A quoi bon continuer à vivre ! Il ne me reste qu'un message sur mon répondeur... Je pars te rejoindre, une vie n'est plus une vie si tu n'es pas auprès de moi.
Gabriel, je me meurs.
Mes dernières pensées se dirigent vers toi, nos moments, instants inoubliables, quels qu'ils soient défilent devant moi. Notre rencontre au lycée, toutes ces filles différentes à ton bras, chaque semaine, nos prépas passées ensemble, un appartement pour nous deux, sur le campus, nous étions inséparables, de véritables amis, et puis...
Gabriel sois Sur que je ne t'aurais pas abandonné, on aurait eu la vie devant nous. Je t'avouerais que je suis venue pour recommencer même si... la vie en a décidé autrement.
Ecoute Gabriel, avant que je parte, oublie nos disputes, et ne garde en toi que nos bons moments. Retrouve quelqu'un, use de ton charme, vis et profite mais ne m'oublie pas.
Ecoute encore Gabriel, ma vue se brouille, j'ai peur, mais je pense à toi, ca me calme.
Ce que j'en pense : C'est bourré de fautes et tout à fait bon à perfectionner ! Je me souviens que je ressemblais vite fait à un mec, casquette et grand polo. Héloïse faisait Sandrine, et on a pas mal rigolé parmi le public car je tremblais énormément sur scène.
Je me souviens aussi de la muse de ce texte, je ne sais pas si elle a capté combien je m'étais inspiré de « CA » pour écrire ce dialogue. Le premier écrit, plus brupte et plus loin dans les sentiments a été corrigé faute de trop de passion, si on peut appeler ça comme ça : J'ai poursuivi avec Crim'.
Bref, c'était l'occasion de faire un article, comme je prépare le concours « La boite », a la derniere minute, vu que je pars le deux à Barcelone, et que je n'ai vraiment pas accordé tout mon temps à écrire, je ne peux pas afficher le texte que je suis en train de préparer. Mais à venir d'ici septembre octobre, le texte si je peux, qui m'a donné la deuxième place: Discolver.
Voili Voilou, bonne vacances, bisous !


