Un samedi matin, II

Après avoir examiné chacun des sujets, et pensé à la manière dont elle développerait chacune des compositions, elle choisit le second et commençe son brouillon : introduction, problématique, annonce du plan ; composantes des deux parties du plan, et conclusion. La première heure passe vite et le principal est noté. Après la première sonnerie, elle s'autorise cinq minutes de répit, observant tous ceux qui travaillent à ces cotés dans la salle, s'étire puis commence à recopier sa composition. Après trois quarts d'heure de copie, une réflexion vient la perturbée : Et si le plan n'était pas si compliqué, et s'il n'était qu'en deux parties ?
Le c½ur batta
nt la chamade alors qu'elle sait qu'elle cerne le sujet, elle prend deux trois minutes pour y réfléchir, tenter par l'extrême de recommencer son devoir en moins d'une heure un quart, ou bien de laisser sa réponse telle quelle. Finalement, peu sûre d'elle mais restant sur sa position de départ, elle finit de recopier son devoir et le rend plus tôt que les autres élèves. Elle range rapidement ses affaires, prend son sac à bandouillère et sort de la salle, suivit du terminale qui au moment où elle passe devant lui se lève et va rendre à son tour ses copies doubles.
Elle rep
rend à présent ce long couloir pour sortir du lycée, et se poser sur les marches du hall. Elle s'étonne un peu, d'habitude, elle termine certes plus tôt que les autres, mais jamais avec une heure d'avance ! Se sentant toutefois quelque peu angoissé d'avoir raté, bâclé son devoir, elle est tout de même contente d'être en week-end. Une fois la grande porte de l'entrée de l'établissement franchit, elle se pose sur les quelques marches qui mènent vers la sortie en consultant son portable, Gwen, assez rapide elle aussi, ne devrait pas tarder à la rejoindre. Il n'empêche que Léo arrive, et entame la conversation avec elle, s'asseyant à ses cotés en lui demandant comment s'est passé son contrôle. Ils s'échangent alors leurs sujets, commentent les problématiques, rient d'anecdotes de rapport avec telles idées qu'il fallait développer dans chaque partie. Elsa répond franchement, et sans intimidation, elle est bien au contraire à l'aise avec le jeune homme. Le sujet dévie sur la vie de tous les jours, sur les vacances aussi. Quelques pas résonnent derrière eux, Léo lui demande son adresse msn, Elsa la lui donne, étonnée par ce moment qu'elle vient de passer. D'habitude, la plupart des lycéens ne viennent jamais la voir et lui parler tel qu'il l'a fait ainsi. Alors que celui-ci séloigne, Gwen la rejoint :
« Alors ce d.s. ?
- Et bien écoute ma chère Gwen, on verra bien !
- Et Léo ?
-
On a parlé.
- Juste
parlé ?
- Oui ! All
ez viens on bouge ! »
C'est alors que su
r le chemin, Gwenaëlle se lance dans un grand discours sur le comportement de sa meilleure amie, qui n'assure vraiment pas coté sociabilité et relationnel, repensant aux visages marqués par son apparition ce matin et cette réaction modeste alors qu'Elsa au beau ténébreux!
En ef
fet, jamais elle ne s'impose, toujours discrète, ne s'introduisant jamais dans les groupes de leurs anciens camarades des années précédentes, s'étant éloignée faute de ce défaut, toujours la peur de s'imposer, pensant que sa présence n'est peut-être pas souhaitée, toujours cette crainte de faire tâche.
« Tu as tord El
sa, ils t'apprécient tous pour ce que tu es. Pourtant tu ne vas jamais vers eux alors qu'ils aimeraient avoir de tes nouvelles. Fais un effort, ou arrête de penser qu'à chaque fois, tu vas être de trop. Tu dis toujours que je manque de confiance en moi, mais toi c'est pire, tu te sous-estimes intérieurement par rapport aux gens qui t'entourent, et ça, c'est dans tous les domaines : tu doutes de tes compétences sportives, sur ton physique ou sur tes chances avec tel ou tel garçon alors que d'autres aimeraient être à ta place car tu n'as rien à envier à quiconque ! Tu perds quelque chose Elsa ! Tu en impressionnes plus d'un, épatés tant par ta gentillesse et ton caractère, pourquoi les priver de ta personnalité ? Pourquoi rester dans ta bulle comme ça ? »

Elsa s'appr
ête à traverser pour rejoindre sa rue ; ce discours, ce n'est pas la première fois qu'elle l'entend de toute façon. Son attitude n'empêche toutefois pas Gwen d'ajouter une dernière réflexion : « Et si tu descendais sur Terre Elsa, parmi nous ? »
D'un sourire
qui exaspère son amie, et d'une moue dubitative signifiant « j'ai pas envie », la jeune souhaite bon appétit à sa copine, et traverse.
Car
Elsa préfère continuer à rêver, à survoler les futilités de ce monde, échapper aux discutions inutiles sur telles ou telles émissions ou séries stupides, ou bien aux problèmes existentiels de certaines personnes alors qu'il y a plus grave sur Terre. Ella n'a pas besoin de tout ça. Juste un ciel bleu, ou une grosse averse, sa meilleure amie qui la suit partout et ne peut se passer d'elle malgré ces remarques, une musique, un film, un roman, un visage, une expression, un sourire... C'est comme ça qu'Elsa est heureuse, dans son monde, et personne ne pourra l'y déloger.

Fi
N

# Posté le jeudi 01 juin 2006 18:11

Modifié le samedi 03 juin 2006 06:17

ArtiQuel (a l'anglaise :p)

ArtiQuel (a l'anglaise :p)
Article fondamental :p sur mon humeur, celle du moment.
J'ai passée une chouette soirée, qui avait mal commencé. Etant impulsive, je m'énerve assez vite à propos de certains sujets. Mais par chance, je connais des personnes qui savent me redonner le sourire sans forcément le savoir. J'peux alors passer des heures devant ma maison à parler avec un ou des Jeans :)
Sinon, j'ai passé une superbe après midi avec une personne, une musicienne niale! Des mauvaises langues diront certainement que je suis hypocrite, sachez juste que qu'elle m'apporte beaucoup aujourd'hui. Qui l'eut cru... :)
Enfin, prochaine nouvelle à venir... Après le bac français trés certainement, j'attends les résultats du concours de mars. Impatiente!!! On verra bien, qui sait...
Et puis voilà, je vais pas tarder à aller me coucher.

g
rande pene et gros bisous, dicass koi!
à Jérémy qui m'donne le sourire et avec qui j'adore parler
à Anaïs, musicienne de talent ;)
à Alexia Audrey, j'vs adore hein ;)
à Chl, cette jolie princesse (j'me comprends ;))
à Tous ceux qui passe par là,
m
ais aussi à une fille qui ne mérite pas que je cite le nom, enfin non, pas de bisous ni de pensées affective pr elle ;) é é... mdrr j'ai tout les droits sur ce petit espace à moi du net... gràce à toi, j'ai une nouvelle amie que j'aprrécie bcp bcp bcp :)

Bye tout le monde, bonne révisions ;)

ps: trop bien ce film :) (Jeux d'enfants, Love me if you dare...)

# Posté le jeudi 08 juin 2006 18:47

Modifié le vendredi 01 juin 2007 04:13

Avant propos.

Avant propos.
J'étais motivée, et j'ai préféré écrire le texte suivant au lieu de réviser. C'est plus fort que moi je crois, ca me demange d'écrire. D'autre part, j'suis un peu voir bcp vnr en ce moment, sans trop de raisons particulre c'est ca le pire. L'approche du bac trés probablement. Ca m'stress, et le pire c'est que je suis motivée, que je sais que si je ne bouge pas l'ane prochaine, je pourais pas rentrer en prépas et ca mfait fliper alors qu'on est pratiquement en vacances.

Donc nouvelle nouvelle, pour tout commentaire m'incitant à la retirer, je n'hésiterais pas à le faire. J'attends vos avis.

ps: attendre mi-juin pour les sultats de ce concours, c'est long. Peut-etre la semaine prochaine.

# Posté le samedi 10 juin 2006 16:52

Modifié le samedi 10 juin 2006 17:09

Crim'

Dans son désordre, la musique de Mylène Farmer défile...
Ju
liette pleure, inconsciente, agenouillée au milieu de ses affaires éparpillées. Les larmes coulent doucement, roulent sur ses joues pour tomber, petit vol plané, sur sa robe blanche tachetée de rouge.
Mus
icienne qui gagnait bien sa vie, auteur/compositeur, son regard s'est perdu quelque part devant cette baie vitrée derrière lesquelles se dressent foyers et buildings.
La porte
de son appartement est ouverte, elle l'attend.
Les minutes
s'écoulent, les gouttes de pluie se mettent à battre contre la vitre. Ce n'est plus qu'une question de temps. Ce soir n'est qu'un mauvais soir, un cauchemar, elle va se réveiller. Ou du moins, elle l'espère du plus profond d'elle-même.
La musique n
e parvient pas à l'apaiser, ces derniers moments de vie la plongent dans un monde qui n'est pas. Sa vue est brouillée par les larmes, l'obscurité, le désordre. Si elle n'avait pas répondu à ce coup de téléphone fatal, elle n'aurait jamais fait tout ça. Jamais elle n'aurait balancée ses photos d'Ely et d'elle contre le mur, jamais elle ne se serait défoulée sur ses partitions qu'elle a déchirées, renversé ses meubles ou déchiré ses affaires. Ely par-ci, Ely par là. Trop d'absence, sensation incroyable de manque durant ces trois mois. Alors, éblouissante de beauté, elle se serait rendu à ce restaurant branché, impatiente et ponctuelle, rendez-vous où elle devait revoir cet officier de la marine, après ce trop long temps passé en mer, missions obligent. Jolie conne, elle aurait patienté, aurait vu défilé les longues minutes, les heures, elle aurait attendu son amie. Jusqu'à l'appeler et s'apercevoir que tout est fini, que tout était fini depuis cet appel en absence.
Non, au lieu d
e ça, « je te quitte, trop longtemps que je te mens, que mes sentiments s'estompent », « je te quitte, trop longtemps que je te mens, que », « je te quitte, trop longtemps que » résonnent dans sa tête, si fort qu'elle croit que ces paroles, accompagnés de rictus en fin de message vocal, courent les murs, les font vibrer, entrecoupés des éclats des premiers objets qui lui sont tombé sous la main, qu'elle a balancés contre le mur. De même qu'elle voit rouge, cette fine coulée de sang rapide qui a suivi son crime, ce geste succinct où elle lui a tranché la gorge, les yeux de sa victime terrorisée, à la vue de cette étrangère dans sa cuisine.
Mais Julie
tte ne ressent rien, ni culpabilité, ni remords, ni peur. Elle est juste inconsciente, car ce n'est pas si grave, ça ne paraît tellement pas réel. Ce n'est qu'un corps, une âme de moins qui dépeuplera la Terre. Dans cet hôtel, dans cette chambre qu'elles avaient réservée pour une nuit de retrouvailles digne d'elles, trouver cette jolie blonde innocente dans cette suite... Juste insupportable. Dans sa logique, Juliette pense qu'elle a bien fait, que la jeune femme ne souffrira pas quand sa compagne la jettera à son tour. Car pour la musicienne, la descente ne fait que commencer.
Mais Ely ne vient pas.
« Qu'e
st ce que tu fous ! », crie-t-elle sans bouger.
« Qu'est c
e que tu fous ! », répète-t-elle, cette fois ci en murmurant gravement.
L
es heures passent, une femme se présente finalement, habillée de noir, de cuir.
« Je t'a
i vu, tu l'as tué..., qu'as tu donc fait là... », interroge la jeune fille brune d'une voix inaudible et sans aucune tonalité particulière.
Juliet
te, quand à elle, s'est endormie que des morceaux de verre, entrecoupant sa robe ainsi que lui défigurant par quelques coupures, parfois assez profondes, sa peau si douce.
« O
eil pour oeil, dent pour dent ; tu n'avais pas à la tuer ! », s'énerve l'étrangère.
Elle
s'approche, emporte le corps dans la chambre de l'appartement, dévastée par des vêtements déchirés aux quatre coins de la pièce. Elle la dépose sur le lit, sur lequel les morceaux de verres abondent en raison des glaces qui ont été brisées, l'attache par du scotch qui se trouvait là au meuble supposé confortable.
Quand
la musicienne se réveille, croyant qu'Ely était de retour, elle sourit, mais ce sourire éphémère se rétracte par la douleur des morceaux de verre qui lui entaillent le dos, mais aussi par la situation dans laquelle elle se trouve. Elle se sent perdue, coincée. Et non, ce n'était pas un rêve.

La femme, ass
oiffée de justice, grimpe sur son corps endolori, l'embrasse violemment, lui mordant les lèvres à sang. Elle est maître de la situation, tout ce qu'elle souhaite, c'est la torturer, la torturer à mort, par cette sensation enrageante où toute emplie de désir, on n'obtient finalement pas ce qu'on souhaite plus que tous. Elle aimerait aussi prendre son pied, cette situation l'excite particulièrement. Mais chaque chose en son temps.
« Pou
rquoi l'as tu tué ? » demande la violeuse en caressant les seins de la jeune fille d'un morceau de verre qui lui tranche la peau et que la malade balade sur son torse sans arrêter, l'écorchant plus ou moins profondément ; après l'avoir déshabillée vivement, non sans brutalités. Juliette se débat et hurle de douleur.
« A
rrête! Laisse moi ! », mais la psychopathe se retire, s'empare à nouveau du scotch et après s'être installée a califourchon sur elle, lui colle les lèvres d'un morceau de l'adhésif.
« Pas si
fort... », prononce-t-elle à son oreille.
E
lle continue à faire monter le désir chez Juliette, mais comment peut –elle apprécier étant ligotée, torturée, mutilée... Ses larmes coulent à flots, et les sanglots étouffées de plus en plus nombreux. Elle repense à ses voisin qui lui demandaient de surveiller leur studio ; elle est seule, personne ne peut venir la libérer. La folle n'arrête pas de l'embrasser, de parsemer ses caresses acérées sur son corps ensanglanté. Elle s'attaque à ses jambes, ses mains remontent jusqu'à l'entrecuisse, la tueuse baigne dans son sang.
Sur elle, e
lle chercher à atteindre l'intimité de sa victime qui se débat. Mais Juliette fatigue, elle ne parvient plus à repousser son assassin, épuisée.
C
ette Ely caresse son sexe, pense lui donner ce que toute femme attendrait dans cette situation si on oublie le sang, les verres ; lui donner cet orgasme qui la soulagerait de ses douleurs, du sang qui ne finit pas de couler, des coupures qu'elle endure. Seulement, le monstre, sadique, n'omet pas d'intercaler quelques morceaux de verres particulièrement tranchant entre ces doigts alors qu'il s'introduit à l'intérieur du sous-vêtement. Juliette ne peut s'empêcher d'hurler, elle s'évanouit sous la douleur insupportable.
Que
lques mutilations encore sur le corps inerte pour le plaisir du criminel, il finit par la déposer là ou il l'avait trouver, après l'avoir rhabillé de sa robe blanche qu'il ajuste par quelques épingles à linge.

Au petit
matin, Juliette est retrouvée par la police, méconnaissable et mutilée, baignant dans son sang. Ely Watson apprend la mort de sa compagne, quelque peu de temps après le meurtre, elle s'était fait volée son portable par quelques malveillants dont le jeu stupide a tourné au drame. En effet, ayant laissé un message de rupture à tord, par challenge, Juliette s'était emportée et s'aventurait alors sur le chemin de sa propre mort. L'assassin de celle-ci, n'était autre qu'une jeune femme de chambre de l'hôtel, ayant entrevu le crime de la jeune femme blonde. Sous l'emprise de l'alcool et de substances illicites, par impulsion, elle avait décidée de suivre la jeune femme à la robe blanche, de rendre justice alors qu'elle ne connaissait ni l'une, ni l'autre.

# Posté le samedi 10 juin 2006 16:57

Modifié le mardi 13 juin 2006 13:11

Vivement lundi après-midi.

Musique: Simple plan, Crazy.
Humeur: Fatiguée, stréssée.

Is everybody going crazy ? Est-ce que tout le monde est devenu fous ?
Is anybody gonna save me ? Quelqu'un viendrait-il me sauver ?
Can anybody tell me what's going on ? Quelqu'un peut-il me dire se qui ce passe
Tell me what's going on Dis-moi ce qui ce passe
If you open your eyes Si tu ouvres tes yeux
You'll see that something is wrong Tu verras que quelque chose ne vas pas...


Les fleurs au milieu de l'autoroute, ca m'fait sourire: Des jolies fleurs sauvages par autant de pollutions...
Ecouter du nirvana, penser que la chanson est "Rape me" et que son père est juste à coté. Sourire aux souvenirs qui ressurgissent.
Regarder les voitures passées, le bruit qu'elles font... Observer les gens, et détourner les yeux quond on surprend votre regard, sur Le livre de ma mère par exemple...
Avoir à cause de la radio, une folle envie de sortir de la voiture et s'amuser à éviter les voitures... ou envie de courir et d'être seule au monde.
Observer l'avion air France qui ne vas pas tarder à décoller, sourire, et reprendre alors courage, et gout à la vie, cette motivation.
Remarquer et se dire que les personnes dans cette clio ont drolement de chance de partir en week end vu leur coffre remplis de bagages... J'ai le droit aussi de tout plaquer comme eux...?
Forte envie de prendre le volant, et au lieu de se rendre à Paris, aller en direction de Bordeaux, Nantes... non j'extrapôle... Mais par contre, oui, j'ai envie de me faire un week end à la mer.
Penser à tout ce qu'il me reste à réviser, m'endormir dans la voitutre sur le chemin du retour...
Etre tout de même attentive à tout ce qui bouge, Oui Baudelaire, un enfant est toujours ivre :), il voit toujours tout en nouveauté ;)





Vivement n'empêche....
Vivement lundi après-midi.

# Posté le samedi 24 juin 2006 10:16

Modifié le samedi 24 juin 2006 14:51