Début d'une carrière qui sait!

Et bien voilà, une grande nouvelle...

2dition de ma nouvelle en direct... j'ai un peu peur quand même, c'est un peu mes tripes que je mets en jeu... alors voilà, si vous jugez soyez durs et stricts!

# Posté le dimanche 02 avril 2006 16:13

°°___/!\__°°

Agnès, accoudée à la barrière du pont fixe ces rails qui demain l'emmèneront loin. Partir pour Paris, voilà un moment que c'est décidé. Là bas, après avoir bossé comme une dingue cette année, et ayant obtenu mention bien à son bac S, elle trouvera bien à entrer dans une faculté ou dans une école, voir en prépas ; travailler dans le commerce international lui plairait bien, voyager autour du monde, oublier tout ça. Mais ces projets envisagés ne sont que secondaires, elle verra avant tout pour la première fois son père. Et ça, c'est quelque chose.

Elle espère avant
tout que cet homme l'acceptera 18 ans après, lui qui aurait voulu s'occuper d'elle quand elle était bébé. Bébé qui trimballé par sa mère, ayant vite rencontré un jeune cadre, qui attiré par sa beauté et tombé fou amoureux d'elle, l'a vite épousé. Et en ce qui la concerne, il a tout payé. Tout : vêtements, nourriture, affaire scolaire, jouets, tout ce dont une enfant a besoin pour être parfaitement épanouie. Et s'est comporté comme... il le devait ?

La
jeune fille ne devrait pas poser de gros problèmes à son père, elle ne demande juste qu'une présence masculine, quelqu'un qui l'aime alors que son mec est quelque part entre la vie et la mort, plus proche de la mort que de la vie par cette putain de décision qu'ils ont pris sans elle. Faute d'argent, et de parents ingrats aussi.
La jeune fi
lle sourie, malgré cet air mélancolique qui marque son visage, rêveuse : A quoi ressemble-t-il ce parisien? Ne va-t-elle pas le déranger ? Comment va-t-elle réagir quand elle le verra ? Il est tard, et elle s'imagine alors jeune femme épanouie adorée par un paternel toujours présent, business wowan parcourant plusieurs fois la planète.

P
ourquoi s'être déplacée à cette heure là en plein Sète, avoir fait 30 minutes de marche dans la nuit fraîche... Peut-être pour se rassurer, se dire que là bas elle sera bien, qu'elle sera mieux que dans tout ce qu'elle avait espéré plus jeune, mieux que dans ses rêves d'adolescente... Pour oublier ce qui l'entoure ici, se convaincre aussi inconsciemment que sa vie à présent est au bout de ce chemin de fer... Qu'elle n'a vraiment plus rien à faire dans son village.

Sur le chemin du retou
r, elle prend son temps, seul le bruit de son mp3 perturbe le silence qui l'entoure. En fait, elle aimerait ne pas rentrer chez elle. Retrouver sa mère, qui va encore tenter de la faire rester, non : c'est déjà assez dure de partir tout comme il est difficile de faire abstraction à tout ce qu'elle va laisser derrière elle en prenant son rer demain matin. Sa petite s½ur, son lycée, ses activités, tout simplement sa vie de jeune adulte... Mais traîner dans les rues ne mènerait nulle part à cette heure-ci, et paradoxalement, même si elle fuit sa réalité, elle veut assumer.

Enfin, elle arrive chez elle malgré tous les grands détours empruntés. Sale manie de marcher à vive allure. Elle ferme la porte d'entrée, elle ne veut surtout pas réveiller ce beau père poule, épris d'une grande affection pour la jeune fille alors que depuis qu'elle a appris la situation familiale dans laquelle elle vit, celle-ci est devenue distante et plutôt indifférente. Elle ne lui en veut pas, mais intérieurement, entre l'hôpital, putain d'accident de voiture ou elle s'en est sortie et ou Guillaume va y rester, et çà, elle n'est pas arrivée à prendre du recul. Changer d'air, découvrir Paris et ce nouveau papa, solution de facilité : c'est lâche mais elle en a besoin, ici elle étouffe.

Et merde...!

Agnès s'en mord les doigts,
la lumière s'est ouverte.
« Je ne voulais
pas te réveiller, excuse moi.

Autant ne pas faire d'histoire, et partir en paix. J'ai tord d'être sorti tard maman, mais laisse moi aller me coucher, s'il te plait, pas de discours inutile, le train est à 9h47.

«
Puce,

Non maman, je t'en prie, pas par les sentiments, tout est clair, s'il te plait.

«
Et si on parlait, une dernière fois. Agnès, tu sais que toute ta bande d'amis va te manquer, que tu laisses tomber ton rêve en ne poursuivant pas tes études dans cette école d'art à Monptellier.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 17:01

Modifié le lundi 03 avril 2006 15:10

//__2__\\

Agnès passe devant sa mère, indifférente, range sa veste, puis s'adosse à l'un des murs de la pièce. La seule chose qu'elle attend, c'est la fin du speach.

« Et puis, tu n'es mê
me pas sûre que ton père t'accepteras. Pourquoi ce coup de tête, puce ?
- Pa
pa m'accepte, il est d'accord. Tu sais, on peut tout faire avec internet, retrouver une adresse et par conséquent un numéro de téléphone... Un vrai jeu d'enfant tu sais. Et puis, comme je te l'ai souvent répété, j'ai toujours rêvé de voyager, alors bosser dans le commerce et aller aux quatre coins du monde...

Ne fais pas cette tête maman, je serais bien là-bas.

« Tu sais comm
e moi que ta place est ici, tu n'as pas pris assez de recul, attend encore un mois... Nous serons tous là si Guillaume n'est plus là, tu ne peux pas tout fuir comme ça. Lui même aurait aimé que tu poursuives tes rêves.
- Tu es ig
noble. Mais je ne te donnerai pas ce plaisir de te prendre la tête avec moi, culpabilise un peu maman, réfléchis à tout ce que tu viens de dire. A tous ces choix que tu as fais dans ta vie, à ce que tu m'as caché. Fais pas cette tête, tu vois très bien de quoi je parle, je vais éviter de te faire un dessin! Quoique tu risquerais de passer à coté de la plaque: Regarde moi, tu ne me connais même pas. C'était plus facile de me laisser chez la nourrice et de faire la fête avec Adrien. Irresponsable, et Gamine je dirais plus ! Aller, bonne nuit maman, je me lève tôt demain.

Après q
uelques instants de silence, Agnès dépose un baiser furtif sur la joue de sa mère, restée perplexe et monte se coucher.

Elle a réussi à me faire chialer, pauvre femme! Putain, ca n'existait pas la pilule à l'époque ! Et puis de quoi elle se mêle, qu'elle n'apprécie pas Guillaume, ok elle n'appréciait pas mon premier amour non plus...Mais de là à en avoir rien à branler de la mort de mon mec, c'est intolérable, inadmissible ! Et elles sont où mes clopes putain ?!!!

Après avoir
allumé sa marlboro, elle se penche à sa fenêtre, contemple les étoiles, les nuages qui passent, la nuit si paisible qui contraste avec son intérieur chamboulé, dévasté. Mais le temps passe, et elle aimerait dormir un minimum avant de passer à l'hôpital demain, le voir une dernière fois. Elle pousse alors tout ce qui encombre son bureau, qu'importe si ça embarrasse le sol, elle s'y assoie, et attrape papier crayon. Elle cale un cd...

Pas trop fort, faut aussi que j'écrive un mot pour Mathilde qui dort, une sorte de testament pour qu'elle puisse prendre tout ce que je lui note. Allez c'est parti...

Et e
lle s'abonne une bonne partie de la nuit à gratter, avec sa plume et son vieil encrier. D'abord pour sa demi-s½ur, puis pour son copain, ce qui est plus difficile, mais elle réussit, le c½ur gros, mais la lettre est finie, posée sur son bureau. Dernier coup d'½il à son sac Aasics assez simple, mais qui contient tout ce qu'il doit contenir, à son Eastpack bleu, tout est prêt, elle n'a rien oublié. Car Agnès n'est pas matinale, plus tard elle se lève, mieux c'est. Et demain, elle ne sera pas en état de s'affoler, non.

Réveil 7h00, Douche, Lettre à ne pas oublier, direction l'hôpital, la gare, le train, téléphone à Stéphane... Rien à mon portable, c'est cool, je ne manquerai à personne. Une bonne chose enfin de compte ce départ; Guillaume ne t'envoles pas sans moi s'il te plaît...

# Posté le lundi 03 avril 2006 15:05

Modifié le jeudi 06 avril 2006 06:46

//..__3__..\\

" Such a lonely day, and it's mine...
Th
e most loneliest day of my life
And if y
ou go
I wanna go with you
And if you di
e
I wanna die with you...
Take
your hands and walk away..."

La radio s'allume,
programmée à 7h00... Le nouveau tube de système of a down passe sur Europe 2. Agnès se réveille, se frotte les yeux, des souvenirs de rêves lui reviennent, elle a peu dormi, quelques heures seulement. Elle émerge de son sommeil doucement, songe à sa journée alors que son coeur commence à s'emballer à la pensée de son aller sans retour. C'est son deuxième moi qui s'affole, ce moi si timide, peu sur de lui, qui s'éveille, se rendant compte qu'Agnès va partir. Mais évidemment, elle ne prête pas attention à ce début d'anxiété: ce serait tout remettre en question, se torturer le jour J alors que tout était clair et planifié. Elle prendrait ce train quoiqu'il advienne.
De
bout, face à son miroir, un sourire sarcastique apparaît sur son visage, elle se moque d'elle en se dévisageant, les traits non seulement marqués par la fatigue, la nervosité, les problèmes, mais aussi par la trace sur sa joue des bracelets sur lesquels elle s'est endormi: elle blâme l'allure qu'elle a, ne s'étant pas changé la veille, ni démaquillée, elle fait peur à voir. Cependant, elle se reproche aussi cette boule qui lui noue le ventre : elle aurait préféré être en forme et qu'aucune forme de doute ne s'empare d'elle, aussi petite en soit l'ampleur.

Vraiment pathétique.

C'est la
tête qui parle, le corps qui suit mais le coeur n'y est pas ce matin. Elle éteins sa chaine ifi, de peur que quelqu'un se réveille alors qu'elle souhaite rester tranquille dans ce calme matinal.
Dou
che tiède, atmosphère mitigée, avec ce ciel bleu, qui n'arrive pas à se montrer entièrement, parsemé de gros nuages, ce qui reflète bien le moral de la jeune fille. Peut être se montre-t-il ainsi pour la soutenir, et faire savoir au monde entier qui continue de tourner que cette jeune adulte est confrontée à une dure réalité ici bas.
Les cheveux ébouriffé
s, mais ayant meilleur mine et les idées un peu plus claires, elle sort de la salle d'eau en serviette plus sereine qu'à son réveil. Elle rentre dans sa chambre, et se retrouve asphyxiée par l'odeur de tabac qui règne, odeur qu'elle supportait à l'ordinaire tous les matins, et qui ne l'avait pas tellement dérangée quand elle est sorti des bras de Morphée.

'Tain, serait peut-être temps que j'arrête de fumer...
Enfin là, on verra plu
s tard, c'est pas trop le moment.


Direc
tement, elle ouvre sa fenêtre mais ferme ses volet, il ne manquerait plus que tous les Sètois se rincent l'oeil alors qu'elle s'habille! Ses affaires préparées sur sa chaise de bureau lui évite qu'elle se prenne la tête à vouloir concilier tel tee-shirt avec tel pantalon. Elle a adopté un style décontracté et simple: pantacourt kaki, débardeur blanc ainsi que de ses éternelles converses blanches qui ont fait la guerre vu l'état, tagués de toutes parts au feutre et au marqueur, de fleurs, de citations, de devises. Elle fait voltiger sa veste noire autour d'elle et l'enfile.
Rapide coup d'o
eil dans la glace où elle se fusillait une vingtaine de minutes auparavant, afin de s'assurer qu'elle ressemble à quelque chose de convenable pour aller rendre sa dernière visite au centre hospitalier intercommunal du Bassin de Thau.
Elle
prend la lettre préparée la veille, adressée à son copain, la plie en deux et la glisse dans sa poche. Puis elle dépose l'enveloppe au nom de Mathilde sur son lit, en évidence pour que la petite fille n'hésite pas entrer et à la lire, une fois que ses parents lui auront appris que son aînée est partie; elle qui n'a jamais eu l'autorisation d'entrer dans sa chambre.
Enfin, Agnès sais
it son Eastpack, mouvement suivi de son sac de voyage contenant son strict minimum et objets fétiches, qu'elle porte en bandoulière. Sans oublier son paquet de cigarettes, elle sort de sa chambre et s'apprête à en fermer la porte. Dernier regard sur son petit univers : les étagères comblées de photos, d'eux ensemble, de sa petite s½ur, de ses voyages, et de choses et d'autres; ses dessins favoris accrochés aux murs ainsi que cette affiche, grande feuille de papier où sont gribouillées ses humeurs en multiples couleurs, ses grafs; son lit défait, son bureau bordélique, et tout son matériel de dessin, pastel, crayon gras, feutres, crayons de couleurs fusains, gouaches, peinture à l'huile, mais aussi de calligraphie, puis quelques affaires et bouquins qui traînent à même le sol, éparpillés ici et là...

Faut pas que je m'attarde.

La
porte se ferme, une autre s'entrouvre, une enfant dort à poings fermés, le visage légèrement crispé, sur laquelle se pose le regard bienveillant d'Agnès.

Prends soin de toi ptite soeur, à bientôt...

# Posté le jeudi 06 avril 2006 15:33

Modifié le vendredi 07 avril 2006 05:56

_.°``°4°``°._

Agnès a pris ses clés, c'est tout de même un peu chez elle cette maison, ferme la porte d'entrée, enjambe le portail, une dernière fois.
Seulement, après quelques pas ell
e sent des yeux se poser sur elle. Elle se retourne, personne aux environs. Inévitablement elle scrute sa résidence, et précisément les rideaux qui bougent légèrement, cachant la personne qui l'observe avec peu de discrétion. D'abord curieuse, puis indifférente, l'adolescente se retourne, et continue son chemin.

Désolée, ce n'est pas maintenant qu'il faut m'apporter quelque attention, personne n'a rien fait pour m'aider, pour me retenir. Faut pas se foutre de ma gueule non plus.

Le bus arrive, elle mo
nte à l'intérieur et montre son ticket de transport. Le conducteur habitué à cette jeune demoiselle, tente un sourire, toutefois étonné par les bagages qui l'encombrent. Durant ces derniers mois, c'était tous les jours qu'il l'a voyait monter dans son autobus, renfermée et la tête ailleurs. Il s'était vite douté que tout n'allait pas rose pour cette enfant, descendant à chaque fois à l'hôpital, après un trajet où elle s'était adossée ou appuyée à la vitre, le regard perdu sur ces mêmes paysages qui défilaient à chaque fois. Parfois assise, les genoux repliés contre sa poitrine, les pieds sur la banquette, ce qui lui valait quelques remarques, et même une fois, une interpellation des forces de police, l'ayant gentiment fait comprendre que ce genre d'incivilité valait une amende. Elle les avait écoutés par politesse, puis avait sollicité leur bon sens quand ceux-ci avaient commencé à entamer leurs sermons.
« Ecou
tez, l'hôpital n'accepte plus aucunes visites dans vingt minutes. Hors une personne attend la mienne, c'est vital, autant pour elle que pour moi. C'est beaucoup plus important que de simples remontrances vous savez. Un peu d'humanité dans ce monde de barbares, s'il vous plait, et si vous permettez... » Elle s'était alors faufilée entre les deux agents, étonnés et surpris par la prestance de la jeune fille, et l'avaient laissée faire.
Malgré la tête dans son univers, elle
restait suffisamment sur Terre, gardant un minimum de sociabilité avec les gens qu'elle croisait. Toujours un « bonjour » à l'employé de la ratp, levant la tête et déstabilisant celui-ci par ses yeux bleu clair, menthe glacial, quelque peu caché par sa frange, châtain clair ; ses cheveux coiffés en une tresse atteignant le milieu de ses omoplates ce matin.
Après son hospi
talisation, elle avait commencé à témoigner d'une certaine indifférence à ce qui l'entourait, ce quotidien qui s'était transformé en une routine oppressante, bien qu'elle s'était plongée dans ses cours, afin d'obtenir son bac. Si elle l'avait loupé, Guillaume ne l'aurait jamais pardonnée. C'était une des seules motivations de continuer dans ces jours qui n'avaient aucune raison d'être selon elle. Elle avait abandonné sa bande, les sorties entre potes. Dans un premier temps, elle prétextait que sa mère avait besoin d'elle, qu'elle devait aider Mathilde à faire ses devoirs, ou tout simplement qu'elle avait du boulot. Mais sa mère l'a vite démasqué à ses amis, suppliant ceux-ci de la faire sortir de cette espèce de bulle. Toutefois, elle ne leur apprenait rien, son entourage avait remarqué son changement de comportement. Face à ça, ceux-ci avaient réagi de deux manières. Les uns l'avaient laissée tranquille, et par la même occasion, laissée se refermer sur elle-même ; les autres lui avaient parlée, avaient tenté de lui changer les idées. Certains avaient même essayé la manière brutale, lui montrer qu'elle n'était pas seule à souffrir, que cela ne servait à rien de se replier sur elle-même, et pire encore, que Guillaume n'aurait pas toléré cela. Elle s'en souvient bien de cette conversation, elle avait frappé d'un coup de poing direct en pleine mâchoire cet étudiant, qui se disait un des amis proches de Guillaume à l'école d'Architecture. Elle n'avait pas cherché à vérifier cela, personne ne connaissait son ami mieux qu'elle.
Bref, il n'y avait rien à faire. Elle
appréciait cette solitude, se promenait souvent après les visites à l'hôpital, dans Sète où elle flânait les librairies et les bars le mercredi soir et le week end, sirotant un chocolat, ou une grenadine à l'eau, elle examinait discrètement et s'activait sur sa feuille de papier, dessinant toute cette réalité qui l'entourait, ou bien des formes abstraites quand elle n'avait pas le moral ; et ce, toujours avec la même couleur, que ce soit feutre, crayon gras, stylo, fusain, crayon de charbon : le noir.
Quand elle était d'hum
eur plus joyeuse, espérant et croyant au miracle face au niveau du coma dans lequel son copain était plongé, elle emmenait Mathilde au cinéma, après avoir fait quelques emplettes, notamment dans tous ce qui touchait les vêtements, les livres, les cd. Toutes deux étaient très proches malgré la différence d'âge à ces sujets. Puis elles allaient au restaurant, et mangeaient d'énormes glaces, partageait des fous rires et terminaient la soirée par une toile, essayant de ne pas rentrer trop tard, par les recommandations parentales, bien qu'elles s'y opposaient vivement. Agnès était assez grande, et Mathilde adorait ses virées avec sa grande s½ur, sans qu'elle ne se doute que ce genre de soirée lui redonnait le sourire, de l'espoir, le courage qui parfois se défilait et laissait place aux larmes...
La jeune fille descend du bus, pro
nonçant un dernier « bonne journée monsieur », alors que les portes se referment, que le bus redémarre et que le conducteur la regarde s'éloigner, reprenant son service.

Courage.

# Posté le dimanche 09 avril 2006 15:32